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"Où va la Birmanie, un an après le coup d’Etat ?"

mercredi 16 février à 18h30 à l'auditorium de l'Inalco, 65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris

Pour mieux comprendre la situation de la Birmanie un an après le coup d’Etat militaire du 1er février 2020, l'Institut et la Fondation Inalco et Asialyst, le site d'information et d'analyse sur toute l'Asie, vous proposent une conférence le mercredi 16 février à 18h30 à l'auditorium de l'Inalco, 65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris. Le débat sera aussi diffusé en direct sur YouTube Live. Inscription gratuite mais obligatoire.
 
Protest in Myanmar against Military Coup 14-Feb-2021
 
 
Inscription obligatoire via ce formulaire pour participer en présentiel ou en distanciel à la conférence.
Entrée sur présentation du passe vaccinal.


Manifestations réprimées dans le sang, opposants et militants enfermés massivement, villages brûlés… Un an après le putsch des militaires qui renversa le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi et mit fin à une décennie de parenthèse démocratique, la Birmanie s'enfonce dans la violence. La cohésion nationale est plus que jamais en danger. La guerre civile n’est plus un risque, elle est une réalité dans au moins une partie du pays : les Etats où les groupes armés ethniques s’opposent aux troupes gouvernementales. Accusée de se comporter en « armée coloniale » contre les 55 millions de Birmans, la Tatmadaw, nom officiel des forces armées du pays, est-elle en train de consolider son emprise absolue sur la Birmanie ou en voie de perdre le pouvoir ? 
 
TotalEnergies et son partenaire américain Chevron ont annoncé le 21 janvier dernier leur décision de quitter le pays. Ils cèdent leurs parts dans le projet gazier de Yadana, son gisement et ses 370 km de gazoduc vers la Thaïlande, cette immense perfusion en millions de dollars pour la junte. Loin d’être une bonne nouvelle pour les généraux au pouvoir, ce double retrait risque d’amplifier la fuite des investisseurs et donc des capitaux dans une Birmanie isolée de la communauté internationale. 
 
Même la très consensuelle Asean, l’association des Nations d’Asie du Sud-Est jamais regardante sur les affaires internes de ses Etats-membres, n’a pas reconnu le nouveau régime des militaires présidé par le général Min Aung Hlaing. Un an après le coup d’Etat, ce dernier ne peut compter dans la région que sur le soutien des régimes militaires ou dictatoriaux, notamment la Thaïlande et le Cambodge. 
 
Cette conférence permettra de mieux comprendre les ressorts et la complexité de la crise birmane depuis un an.
 
 
Intervenants :
  • Bruno Philip, journaliste au journal Le Monde, ancien correspondant à Bangkok - Grand Témoin
  • Alexandra de Mersan, enseignante chercheur à l’Institut national des Langues et Civilisations orientales (Inalco), spécialiste de la Birmanie, des migrations et des religions.
  • Francis Christophe, journaliste indépendant et spécialiste de la Birmanie, auteur du livre "Birmanie, la dictature du Pavot" (Picquier, 1998) 
Modérateur : 
  • Joris Zylberman, rédacteur en chef d'Asialyst et ancien correspondant en Chine de RFI et France 24.  


Co-organisateurs : Institut et Fondation Inalco et Asialyst.com
Contact : contact@asialyst.com

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