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Jeudi 12 avril 2018 14h-16h, Maison de l’Asie, 22 av du Président-Wilson 75116 Paris, Grand Salon 1er étage

Nicolas SIHLE Centre d’études himalayennes, CNRS "Bouleversements sociopolitiques et résilience d’une prestigieuse tradition rituelle bouddhique : le cas des tantristes du Repkong (nord-est tibétain)"

Nicolas SIHLE
Centre d’études himalayennes, CNRS

Bouleversements sociopolitiques et résilience d’une
prestigieuse tradition rituelle bouddhique : le cas des tantristes du Repkong (nord-est tibétain)

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Le bouddhisme tibétain a connu au cours du XXe siècle des bouleversements majeurs, culminant avec la Révolution Culturelle – mais il faut aussi noter la contestation politique tibétaine et la répression d’État qui depuis 2008 ont marqué la décennie passée. Comment évaluer aujourd’hui les évolutions dans la pratique rituelle tibétaine ? La relative libéralisation religieuse des années 1980 a permis un phénomène de reprise, de grande ampleur, de la tradition bouddhique tibétaine, un processus toutefois différencié suivant les secteurs du champ religieux. Je me pencherai sur le cas des tantristes (tib. ngakpa), des religieux maîtres de maison qui constituent un ensemble de spécialistes bien moins structuré et institutionnalisé que le clergé monastique et qui ont été (au moins à partir de 1980) en partie moins affectés que les moines et nonnes.
    Les tantristes sont avant tout des spécialistes rituels et nous nous pencherons sur les principales dimensions de leur activité, à l’exemple d’un district du nord-est tibétain marqué par une tradition de tantristes particulièrement forte. La dimension qui est sans doute la plus « contestée » dans le contexte actuel (modernité séculière de l’Etat chinois, scolarisation, etc.) est la gamme des rituels – de type « magique » – visant une efficacité mondaine : rituels de repoussement de l’infortune, rituels apotropaïques basés sur la propitiation de divinités protectrices, etc. Pourtant, ces rituels semblent demeurer très valorisés, en tout cas parmi une large partie de la population tibétaine en milieu rural, pastoral ou même urbain. Je voudrais suggérer l’hypothèse que cette persistance relativement forte pourrait être liée à la place particulièrement centrale que le rituel tantrique occupe dans le contexte religieux tibétain, des spécialistes rituels les plus modestes jusqu’aux élites religieuses les plus prestigieuses.
 

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